11. Tu vois pas tout ce qu’on dépense… On avance! (A. Souchon)

Bonjour à tous!
Il semble que chaque fois que je souhaite vous envoyer un message, le soleil soit de la partie! 
Faut-il y voir le signe que l’univers tout entier bénit la finalisation de mon album? C’est plus que probable… Toutefois, si l’univers semble de mon côté, d’autres par contre…
Oui, cette semaine, petit coup de blues du côté de chez Stef!
Alors que j’imaginais déjà les recoins de la jolie pochette cartonnée de mon album illuminer votre étagère à CDs entre Henri Salvador et Sting (oui j’ai du mal à imaginer mes auditeurs écoutant Shakira ou Stomy Bugsy… ), je fus sévèrement rappelée à l’ordre!

J’avais cru, naïve que je suis, qu’auto produire mon disque, ce serait gérer les fonds réunis pour cette production et les attribuer aux dépenses nécessaires: studio, mixage, photos, graphiste, pressage etc… Dans un moment de parfait délire, j’avais même envisagé de payer les musiciens! Ha! Ha! Ha! Payer les musiciens? Elle est bien bonne! Non, non, que l’on se rassure, je ne l’ai pas fait, j’ai repris conscience juste à temps!

Je me réjouissais donc d’avoir enfin trouvé le graphiste et la société de pressage du disque, quand cette dernière m’invita poliment à me mettre en relation avec la SDRM (Société des Droits de Reproduction Mécaniques) pour les formalités d’usages…

Je vous la fais courte: les formalités d’usage c’est une taxe d’environ 1€ par CD pressé. Soit pour les 1000 CD prévus (et pour les moins doués en mathématiques!) la modique somme de 1000€. Somme non prévue dans le budget initial et dont bien sûr, nous ne disposons pas à ce jour, ce serait bien trop simple!

Je vous avoue que je l’ai un peu mauvaise. Auto produire un disque, c’est un pari. Risqué d’une part puisqu’on ne peut savoir si les professionnels seront au rendez-vous, et coûteux d’autre part, car c’est un investissement lourd et rares sont les artistes qui rentrent dans leur fonds.
Je la trouve donc un peu déplacée cette taxe pour des disques qui seront le plus souvent bradés lors de concerts (rarement déclarés!) ou envoyés grâcieusement à des professionnels qui auront (peut-être!) l’oreille attentive…

Au final? Je te paierai Madame SDRM, même si je te trouve moche et nulle… Mon disque tu t’en tamponnes, tu ne l’écouteras probablement jamais. Tant pis pour toi, tu ne sais pas ce que tu rates! Mais tu sais quoi? Je m’en fiche, je ne l’ai pas enregistré pour toi! Et puis, tu ne voudrais pas que je contrarie l’univers quand même?

9. Moi Stef!, chanteuse, blogueuse…

J’avais décidé de faire une pause dans ma chronique.  Et puis vous me manquiez trop, tiens! Je dois devenir blog dépendante! Je voulais attendre de pouvoir vous faire écouter quelque chose. Un avant goût… Histoire de vous mettre l’eau à la bouche et la bouche à l’oreille! 
Quoique, puisqu’on en parle, de l’eau dans les oreilles, ça n’est pas très agréable! D’ailleurs, j’en profite pour vous filer un petit tuyau… auriculaire (hilarant, non?). 
Vous allez à la piscine et en ressortez  doublement humilié(e) par le port du bonnet de bain et la coiffure ridicule liée au retrait dudit bonnet,  mais également avec de l’eau plein les oreilles? Voilà qui n’est pas très agréable me direz-vous!
Sautez à cloche pied en penchant la tête du côté de l’oreille bouchée. Cette technique est très efficace pour évacuer l’eau, mais hélas pas le ridicule!  En effet, attention à la nouvelle mortification que ne manquera pas de provoquer cette position si vous êtes en public, ainsi qu’à la jambe cassée si vous avez sauté pieds nus sur le rebord humide de la piscine et avez malencontreusement glissé sur le carrelage!
Enfin vous l’aurez compris, si vous souhaitez absolument aller à la piscine municipale, pensez à prendre rendez-vous chez votre thérapeute au préalable.
Mais revenons à nos moutons… Enfin plutôt nos boutons de chaîne hi-fi puisque cette semaine, j’avais pour mission d’écouter les prises de son de mon futur disque d’or. J’étais prête à m’extasier devant tant de talents réunis: la spiritualité des textes, la virtuosité des musiciens,  la finesse de l’interprétation… J’étais donc en position, la tasse de thé fumant à la main.

Première écoute plus tard, je suis ébouillantée! M’est avis que si c’était ces pistes brutes qu’on faisait écouter aux auditeurs, il serait mort le disque d’or!

Pour résumer : j’ai du mal à reconnaître ma voix (nb: je n’ai pas dit qu’elle était moche!), ça me fait tout bizarre d’entendre les textes,  et je me demande si un CD pourra rendre la théâtralité des chansons? Comment faire passer sur un disque que je suis sur un bateau mouche en après-ski à 4h du matin devant le pont de l’Alma? En même temps, tout plein de choses me plaisent. Ça me perturbe tout ça. Alors je réécoute… et je me laisse faire, même si j’ai du mal à prendre du recul. A part moi? Les musiciens sont supers! Certes, je ne suis pas moi-même musicienne, et je m’émerveille dès que je les entends jouer, mais franchement, ils sont doués ces p’ tits gars!
Alors faire un retour à l’ingénieur du son sur mes premières impressions?  Si je lui disais que je suis allée à la piscine et que j’ai de l’eau dans les oreilles? 
C’est pas pour dire les copains, mais y a du boulot avant  qu’il sorte le CD de Stef! Mais une fois mixé ça devrait pas être dégueu tout ça!
A tout bientôt….

5. Méthode Couette!

C’est officiel : demain, c’est le grand jour. 

J’arrive à peine à le croire. Enfin, on enregistre. On ENREGISTRE! Vous vous rendez compte? Non, je présume et vous vous en souciez comme  d’un tibia de langouste. Mais ce n’est pas grave! Ce qui compte c’est qu’on l’enregistre cet album. Objectif : 14 titres impérissables. Stef! saura-t-elle remplir sa mission? Quelle pression les amis, quelle pression! Que Nespresso à côté c’est de la gnognotte!

Si vous me croisez ces prochains jours, il se peut que je prenne un air entendu pour vous déclarer :

En ce moment? Je suis en studio,  je prépare mon album… 
N’allez pas vous imaginer que je prépare mes futures interviews pour Radio Shalom ou Télé Ch’ti.
Je pratique simplement l’autosuggestion, afin de me persuader que toute cette histoire n’est pas un rêve! 
Oui, oui, c’est vrai je suis un peu stressée. 
Alors ce soir, pour me détendre, je vous invite à m’offrir l’apéro, un petit verre de rouge pas trop frais… et puis ne m’en voulez pas trop si je ne vous tiens pas compagnie très longtemps.  
C’est que je ne vais pas trop tarder à me coucher.  Demain, je me lève tôt. Vous comprenez, j’ai une grosse journée…