49. Toute à trac

C’est chaque fois la même chose, comme un rituel désormais établi…
Soigneusement d’abord, je choisis la musique de fond appropriée, en l’occurrence Schubert et Horovitz enchantent délicatement ma platine. Je vérifie ensuite que le téléphone portable est bien éteint avant de m’installer confortablement devant mon ordinateur. Sur la table, ma tasse de café fumant refroidit lentement tandis que sur l’écran vierge, le curseur clignote, impatient que je commence ma rédaction. Je suis prête. Prête à laisser le clavier prendre ma parole. Moi, STEF!, reine des bavardes, souveraine des pipelettes, infante des jacasses, de quoi vais-je bien pouvoir cette fois vous entretenir, insatiables blogophages que vous êtes? Car à quoi bon bloguer si c’est pour ne rien dire, je vous le demande…
Cette semaine, le prétexte à mes extravagances s’impose de lui-même. Vous l’avez d’ailleurs immédiatement remarqué en arrivant sur votre blog préféré. Comment, comment… Vous n’avez rien noté? Enfin, il y a tout de même quelque chose de nouveau, de flagrant, d’ECLATANT sur cette page! Allons, faites un effort ou bien consultez un ophtalmo! C’est là, qui vous saute aux yeux! A gauche! L’affiche de mon nouveau spectacle!!! Ah, tout de même! Vous avez mis le temps… Heureusement que je ne suis pas susceptible! Bon, alors? Qu’est-ce que vous en dites? C’est prometteur, non? Ça donne envie? 
C’est que c’est un sacré défi ce spectacle! Car il s’agit bien ici d’un spectacle et non plus d’un ‘simple’ concert de STEF!. Dans cette nouvelle formule, les chansons, le théâtre et bien sûr, l’humour s’emmêlent hardiment! A l’origine de ce nouveau projet, le Théâtre des Blancs Manteaux me propose un challenge saugrenu: faire intervenir Tapiôka (un de mes personnages fétiches, que vous n’avez plus maintenant qu’à découvrir en scène!) dans le concert de STEF!. Au début je trouvais cette idée de mélanger les genres un peu dingue, voire impossible, aujourd’hui, j’ai changé d’avis et je jubile! Quelle trouvaille! Et surtout quel bonheur de retrouver mes réflexes de comédienne entre deux chansons… Comme parfois je les retrouvais un peu trop, et qu’après tout, il s’agissait de théâtre bien qu’à moitié, je me suis offert le luxe d’un metteur en scène rien qu’à moi! C’est Laurent Stachnick qui a bien voulu canaliser (gentiment) mes débordements, voilà donc que, musicien à part, je ne suis plus toute à fait seule pour cette aventure, et c’est encore là de quoi me réjouir un peu plus! 
J’ai tellement hâte de vous montrer le résultat! Bien sûr, j’ai un peu peur aussi… « Le trac cela vient avec le talent » disait Sarah Bernhardt alors c’est peut-être bon signe cette enclume sur mon estomac?
Agendez (si c’est un verbe! C’est dans le dictionnaire 2013!), agendez, disai-je, la Première de STEF! DANS TOUS SES ECLATS c’est Jeudi 20 Juin à 21h, et pour réserver, c’est facile, il suffit de cliquer! Je compte sur votre présence et aussi un peu, votre indulgence, le temps que je me rôde! Parce qu’ensuite c’est parti pour trois mois, tous les mercredis à 19h30, à partir du 3 juillet. Enfin trois mois… pour commencer!

48. J moins trouille…

Vous le croirez si vous voulez, mais voilà que ça me reprend! Oui, encore!
On pourrait penser qu’à force je serais immunisée, mais non. Chaque fois que l’ombre de l’ombre d’une Première se dessine plus ou moins distinctement à l’horizon, j’ai la trouille. Une Première me concernant, cela va sans dire (mais je le dis quand même, au cas où ce ne serait pas clair pour certains). On remarquera au passage la discrétion avec laquelle je signale  à mes lecteurs que je m’apprête à (re)monter sur les planches.
Donc je remets ça et, par voie de conséquence, j’ai tout à la fois les chocottes, les jetons, les foies, les pétoches, la chair de poule, les miches qui font bravo et les jambes en coton! C’est assez ridicule je vous l’accorde, vu que ce n’est pas la première fois que je pousse mes chansonnettes ni que je fais la comique sur une scène et qu’à bien y réfléchir, c’est tout de même plus approprié que de faire ça dans ma baignoire. Quoique? C’est d’autant plus ridicule si l’on considère que à quarante passés (à peine, certes), il serait plus que temps que je fasse preuve de maturité et que, à défaut d’un ‘vrai métier’, j’apprenne au moins à juguler mes angoisses. D’un autre côté, je crois pouvoir affirmer que sans le trac, le spectacle en général, et le mien en particulier, seraient beaucoup moins rigolo.
Certains artistes n’ont paraît-il, pas le trac. Tant pis pour eux! Moi, le trac, j’en ai besoin! 
Tant que j’ai la trouille de me prendre une veste (et tout le reste des collections printemps-été-automne-hiver qui encombrent ma penderie) je me dis qu’il est encore temps de retoucher, d’améliorer, de peaufiner… Alors donc, je retouche! J’améliore! Je peaufine! C’est que quitte à me prendre un anorak, autant qu’il soit taillé à mes mesures! 
Voilà qui est donc – quasiment – chose faite avec ce nouveau spectacle conçu exactement à mes dimensions généreuses et rebondies de chanteuse ET de comédienne, spectacle sobrement intitulé 

 Roulements de tambour installant un climat de suspense 
(non ce n’est pas le titre) 

STEF ! Dans tous ses éclats 

Hein?
J’avoue que je n’étais pas trop mécontente de cette trouvaille. C’est prometteur comme accroche, non? Ça ‘jette’ comme on dit! Mais… Oh la la… Et si justement… C’était TROP prometteur? C’est qu’avec un titre pareil, il va falloir se montrer à la hauteur! Pourvu que les gens n’aillent pas s’imaginer un spectacle sons et lumières et des effets spéciaux à couper le souffle! Parce que bon, Les Blancs Manteaux, ce n’est pas exactement Bobino! N’empêche, outre le fait d’avoir eu la bonne idée de me programmer, c’est une chouette petite salle intime, chaleureuse et accueillante (et je ne vous parle même pas du délicieux Ti Punch ‘maison’ de Chris que je vous recommande plus que vivement!). Bref, je crois que l’écrin sera parfaitement adapté au bijou. Ou l’inverse! Mais en attendant la Première, le ‘bijou’ n’en a pas moins la trouille pour autant! C’est que l’exercice n’est pas simple : entre clown, théâtre et chanson il faut savoir doser et trouver le juste équilibre, le tout en 60mn chrono. Aaaaaaaah!
Je m’étais dit que d’écrire ça m’aiderait peut-être à évacuer le stress, mais c’est étrange, j’ai l’impression que c’est encore pire qu’avant! A l’instar de ce bon vieux Bérurier dans je ne sais plus quel San Antonio : j’ai les boyaux en zigzag! Je ferais mieux de retourner répéter avant de me déballonner complètement.

Dites, si par hasard vous étiez à la fois libres, parisiens, curieux et pleins d’empathie, la première, MA première, c’est le Jeudi 20 Juin à 21h et ça continue ensuite tout l’été à partir du 3 Juillet tous les mercredis à 19h30. Je peux compter sur vous?